March 8th: Beyond Rights, Towards Practice
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On March 8, we speak about rights.
Legal rights. Political rights. Workplace protections that have been fought for and secured over time. These matter. They reshape institutions. They expand access. They make participation possible. They are fundamental. The WEF's 2025 Gender Gap Report is clear: where legal frameworks are stronger, outcomes for women improve. Rights create the conditions for participation.
But leadership is not limited to the policy level. It is lived in smaller moments. At work, where so much of our lives unfolds. In meetings. In decisions. In what we allow ourselves to say, to pursue, or to decline.
In my work with professional women, I often see not a lack of ability. Not a lack of opportunity. But hesitation around permission.
The permission to speak before feeling fully ready.
The permission to want more without softening the ambition.
The permission to say no without providing a detailed explanation. The permission to change direction without apologizing for growth.
None of these permissions requires a law. They require something subtler. A change in how we see ourselves in relation to authority, space, and contribution.
Rights create access. Permission shapes participation.
The women I work with are competent, thoughtful, and deeply committed. They carry responsibility with care. Yet even in environments where formal rights are not in question, there can still be a pause. A calculation. A quiet negotiation about whether it is "too much" to ask, to speak, to lead.
Sometimes that pause has a history. A pattern learned over time, that speaking up costs something, that visibility brought scrutiny rather than recognition, that the room was not quite designed with you in mind. For some of us, staying close to the door is not timidity; it is what experience taught us was safer.
It is the difference between being excluded by design and hesitating to enter. Between a locked door and one you could open, but don't, for a variety of reasons.
So today, on March 8, I am thinking not only about celebration but about practice. About where we might still be waiting for permission that we already have, and about the reasons, not always unfounded, that taught us to wait.
Le 8 mars, nous parlons des droits.
Droits juridiques. Droits politiques. Protections en milieu de travail, conquises et consolidées au fil du temps. Ils comptent. Ils transforment les institutions. Ils élargissent l'accès. Ils rendent la participation possible. Ils sont fondamentaux. Le Rapport 2025 du Forum économique mondial sur l'écart entre les sexes est clair : lorsque les cadres juridiques sont plus robustes, la situation des femmes s'améliore.
Mais le leadership ne se limite pas aux politiques. Il se vit dans des moments plus petits. Au travail, où une grande partie de nos vies se déroule. Dans les réunions. Dans les décisions. Dans ce que nous nous autorisons à dire, à poursuivre, ou à refuser.
Dans mon travail avec des femmes professionnelles, je constate souvent qu'il ne s'agit pas d'un manque de compétences. Ni d'un manque d'opportunités. Mais d'une hésitation à se donner la permission.
1. La permission de parler avant de se sentir tout à fait prête.
2. La permission de vouloir plus sans atténuer son ambition.
3. La permission de dire non sans fournir d'explication détaillée. La permission de changer de direction sans s'excuser pour avoir évolué.
Aucune de ces autorisations ne nécessite une loi. Elles nécessitent quelque chose de plus subtil. Un changement dans la façon dont nous nous percevons par rapport à l'autorité, à l'espace et à la contribution.
Les droits créent l'accès. L'autorisation façonne la participation.
Les femmes avec qui je travaille sont compétentes, réfléchies et profondément engagées. Elles assument leurs responsabilités avec rigueur et discernement.
Pourtant, même dans des environnements où les droits formels ne sont pas remis en question, il subsiste parfois une hésitation. Un calcul. Une négociation silencieuse pour savoir s’il est « trop » d’oser demander, de prendre la parole, d’exercer un leadership stratégique.
Parfois, cette pause a une histoire. Un schéma acquis au fil du temps, qui nous a appris que s'exprimer a un coût, que la visibilité entraîne davantage de critiques que de reconnaissance, que la pièce n'a pas été conçue pour vous. c’est ce que l’expérience nous a appris comme étant plus prudent.
C'est la différence entre être exclue par conception et hésiter à entrer. Entre une porte verrouillée et une porte que l’on pourrait ouvrir, mais que l’on n’ouvre pas, pour diverses raisons.
Alors aujourd’hui, en ce 8 mars, je pense non seulement à la célébration, mais aussi à la pratique. À ces moments où nous attendons peut-être encore une permission que nous avons déjà, et aux raisons, pas toujours infondées, qui nous ont appris à attendre.